1938, la Section d’aviation populaire sous le contrôle officiel de MM Le Mouroux et Faulconnier obtient d’excellents résultats :

1746 heures de vol, 12 195 atterrissages, 57 brevetés. Pas une panne, pas un jour d’arrêt. Le travail est soutenu. M Philippon, passe en parallèle et à ses frais son brevet de 2ème degré et son transport public. M Ladure, moniteur, prépare le brevet supérieur de navigateur. Il le passe brillamment en décembre. II n’y a encore en France que 125 brevetés supérieurs. Il est embauché comme pilote de ligne chez Air France et quitte le club en juillet 1939.
La section modèle réduit s’élargit et obtient des moyens financiers plus importants du ministère de l’air. Des élèves du Lycée Banville rejoignent la section. Une cinquantaine de jeunes construisent des modèles réduits. M. Tauveron dessine et crée, cette année là, un planeur, dont les performances importantes, sont décrites dans la revue » L’air pour les jeunes « .
Le club est représenté en juillet au congrès national aéronautique de Dinard. Il participe aux meetings de Brioude, Lapalisse, Vichy, Roanne, le Mayet-de-Montagne Auxerre, Lyon…
En obtenant son affiliation directe à la fédération aéronautique de France, l’aéroclub de Moulins sort de la tutelle de l’aéro-club de l’Allier. On lui accorde l’arrondissement de Moulins comme zone d’action.
On continue de faire connaître l’aviation au public par divers événements : conférence sur l’aviation de ligne au Palace. Bals organisés, l’un par la S.A.P. et l’autre par le club.
Le club achète un Caudron Pélican à une usine aéronautique du Sud-Est. L’appareil quatre places, d’occasion, sera entièrement démonté et désentoilé avant livraison. Travaux effectué sous la responsabilité du bureau Véritas. La sécurité, déjà !

Facile et sûr à piloter, il peut être confié à tous les brevetés 2ème degré. Il peut être transformé en avion sanitaire ; l’objectif étant de le mettre à disposition des hôpitaux et cliniques de la ville pour le transport rapide d’un malade ou d’un blessé. La formation d’infirmières de l’air sera nécessaire.
La guerre éclate en septembre 1939. Une page se tourne. Le terrain de Pèteloup est détruit pendant l’occupation. Le club est en « Stand-by ».
