1937 : l’envol du club

1937,  voit la création de la section d’aviation populaire, selon les directives définies par le ministère de l’air. Comme l’aéro-club, son but est faire connaître l’aviation et la rendre accessible à tous « .

M. Colnenne accepte de diriger et présider cette section. Un gros travail d’organisation l’attend. MM Ladure et Philippon, connus pour leurs qualités, deviennent respectivement moniteur et mécanicien de la section.

Ce dernier vient depuis peu de passer avec succès son brevet de pilote et son brevet professionnel de mécanicien d’aviation. Ses connaissances lui permettent d’optimiser les moteurs. Le matériel est entretenu régulièrement et efficacement. Les jeunes gens de la section d’aviation populaire peuvent voler en toute sécurité.

Il réussiront, en un minimum de temps et peu de frais, à breveter un nombre important de pilotes. En sept mois, M Ladure, totalise 5483 atterrissages sur Pèteloup en 706 heures de vol. Le ministère de l’air reconnaissant les efforts du club estime vivement la section  populaire de l’aéro-club.

Pour lier de solides amitiés avec les sections voisines, le club effectue des visites aéronautiques. Les pilotes de Moulins se posent à Vichy, Nevers, Clermont-Ferrand, Paray-le-Monial, Roanne, Montluçon, Limoges, Lyon, Paris, Genève, Chambéry, Bourges, Saint-Etienne, Lille, Vannes, La Baule, Orléans, Tours, Le Puy, Amiens..

Le club est également représenté au tour de l’amitié des aéro-clubs du Centre à Bruxelles.

En 1937, l’aéro-club de Moulins totalise 667 heures de vol contre 357 l’année précédente.

Le moniteur Roges effectue à lui seul 200 heures de vol et va breveter deux nouveaux élèves : le Docteur Poussin et M. Bernardet.

106 appareils civils ou militaires se posent à Pèteloup. 170 baptêmes de l’air sont ralisés.

Le club souhaite également toucher les jeunes.

On crée, alors, une section de modèles réduits. Marcel Tauveron assure la formation de 35 jeunes. Ils suivent rapidement les exemples des sections de Nevers, Vichy et du Puy qui sont parmi les meilleures de France.

1937 est marqué par une grande activité créatrice dans tous les domaines. Cette  activité n’a été possible que grâce à la parfaite entente qui n’a cessée de régner parmi les membres du comité et grâce au dévouement de chacun… des Colnenne, des Ladure, des Philippon, des Roges, des Treyves, des Michaud, des D’Origny… Sans oublier M Mathe qui donne planches et combustibles, rendant le séjour presque confortable à Pèteloup. Les frères Oster et leur ami Desfosses sont à la fois :  » L’œil qui surveille et les bras qui travaillent « . Sans eux, ni Pèteloup ni l’Aéro-Club n’auraient pu naître ni survivre.

Les comptes sont dans le vert.

Il est question de construire un aéroport à Avermes.

M. René BOYER, conseiller Général et membre du conseil d’administration de l’aéro-club, annonce qu’après plusieurs remaniements, le projet présenté par la Chambre de Commerce de Moulins reçoit l’approbation du ministre de l’air. Le 16 Août 1937, une convention est signée et fixe la participation de l’état à hauteur d’un tiers des dépenses. Les travaux débuteront en 1938. Les premiers avions pourront s’y poser à la fin de cette même année.

De nouvelles perspectives s’ouvrent pour le club.